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21mar. 2012

Sauver vos neurones !


neurones

J'assistais la semaine dernière à une formation animée par Pierre-Marie Lledo (*) sur le thème des neurosciences. L'un des objectifs du formateur étaient de nous faire part des avancées des neurosciences et de détruire quelques neuro-mythes (des idées erronées sur le cerveau).

Je choisis de vous en présenter deux d'entre eux qui ont soulevé chez moi des interrogations sur nos modes de fonctionnement au travail.

Premier neuromythe : "le cerveau est multitâche".

A cette annonce, stupeur dans l'assemblée (et en particulier de la gent féminine qui ne pourra plus se vanter auprès de son conjoint d'être multitâche). On apprend que l'on ne peut se consacrer efficacement qu'à une tache à la fois, même si une sollicitation selon différentes modalités (sensorielle, auditive, gustative, kinesthésique) reste possible à gérer. Les tâches effectuées en parallèle sur le même canal se font concurrence : la hiérarchisation est obligatoire et le baisse de performance certaine pour "le cerveau moyen".

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07fév. 2012

Leadership : le stéréotype en question


jeux_echec.jpgIl y a une dizaine de jours alors que j’animais une formation à destination de managers dits à hauts potentiels, l’un d’eux m’a demandé : « peut-on être leader si on n’a pas de charisme ?’ ».

Cette question a soulevé de nombreuses questions et une réflexion de fond sur le stéréotype du leader. Car la question sous-jacente est bien celle du leader « modèle » sur lequel nous devons calquer nos comportements pour être reconnu(e). Ce fameux leader charismatique, dynamique, performant, de préférence beau et souriant (car c’est un homme Mesdames, je suis désolée) à qui tout réussit et qui réussit tout.

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23janv. 2012

Vivre et exister : éloge d'un sentiment


couverture_vivre_et_exister.gifDans cet ouvrage Robert Neuburger aborde la question de la dépression sous l'angle des tensions entre l'intime et le social. En distinguant le "Vivre" et l'"Exister" il pose la question du sens de la vie pour chacun et repose les fondations de nouvelles approches thérapeutiques. Une saine approche au pays des anti-dépresseurs ...

Loin de banaliser la dépression comme une variable d'ajustement au stress de nos sociétés modernes, l’auteur la replace dans un cadre existentiel comme conséquence de notre difficulté à trouver le chemin qui va de la vie à l'existence.

Dès lors, il ne s'agit plus de s'abreuver de drogues prescrites ou illicites pour échapper au symptôme, mais bien de se confronter au problème : celui de notre condition humaine. La question n'est plus seulement sociale, elle relève de l'intime.

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03janv. 2012

2012 : année du courage


digital-escape-vector-451025-l.jpgAu Japon, une tradition récente veut qu’on choisisse et affiche un « Kanji » qui représente l’année écoulée. En 2011, le symbole qui a été élu est celui qui représente le lien social, si nécessaire pour surmonter les ravages de la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Quel symbole pourrait représenter l’année écoulée en France ?

Sans doute faudrait il qu’il dise le sentiment de ne plus être maître seul de notre destin, la prise de conscience d’un avenir qui se tisse avec nos partenaires européens et s’inscrit dans un contexte mondial.

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29nov. 2011

Le cynisme : arme de destruction massive ?


cynisme.jpgUne personne à qui j’avouais dernièrement mon « coté idéaliste » y a opposé comme une évidence l’impérieuse nécessité du pragmatisme. Encore un raccourci économe en réflexion : l’idéalisme pragmatique (comme la fourmi de 18 mètres pour ceux qui connaissent la comptine) ça n’existe pas !!! En d’autres termes, avoir et rester fidèle à des idéaux c’est aller au devant de grandes désillusions et s’empêcher d’agir.

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08nov. 2011

L'intérêt du débat


 « L'important n'est pas de convaincre mais de donner à réfléchir».

Bernard Werber

Au hasard de mes tribulations sur le net, j'ai croisé cette citation de Bernard Werber. Elle m'a frappé par sa justesse en ces temps où les débats sont surtout politiques et par dessus tout décérébrants (un mot qui n'existe peut-être pas mais qui résume bien ma pensée). Et pourtant le débat d'idées est salutaire pour peu qu'on soit conscient de ne pas détenir la Vérité mais simplement de partager des convictions personnelles, pour peu aussi qu'on soit ouvert sur l'idée qu'aprés l'échange nous repartirons peut-être plus riches des nouveaux points de vue.

Cette jolie formule est aussi représentative de mes intentions en écrivant ce blog et c'est pourquoi j'ai plaisir à la partager avec vous aujourd'hui.

02nov. 2011

Paradoxe : les voir pour les résoudre


motorcylce-ojbyrne.jpgJ’assistais il y a une dizaine de jours à la Convention Nationale de l’APM (Association pour le Progrès du Management) à Nice. Cette année, le sujet était le paradoxe.

Après l'avoir défini (du grec para-doxa) comme ce qui est contraire à l’opinion commune et observé son rôle (positif voire incontournable) dans l’innovation, nous avons abordé la question du paradoxe dans l’entreprise.

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10oct. 2011

La fin du monde moderne


photo-satellite-terre.jpgQui aurait pu croire il y a quelques années que les Mayas et le FMI nous prédiraient de concert la fin du monde ?

En septembre l’Institution Internationale a signalé la fin d’un monde basé sur la croissance et la consommation et nous a enjoint à chercher un nouveau modèle politico-économique. J’avoue que cela m’alerte plus que les prophéties mayas !

Face à ce constat, faut-il désespérer de la fin du monde moderne arrivé au bout de ses ressources financières, naturelles et humaines ? ou espérer un monde nouveau plus respectueux et plus sage ? et si les germes de ce nouveau monde étaient déjà là : « déclin puis genèse » ainsi les grecs décrivaient-ils le changement.

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05sept. 2011

Des sens au Sens : l'essence de l'Art


beethoven_2.gifBeethoven disait de sa musique qu’elle était « une médiation entre le sensoriel et le spirituel ». J’imagine à ces mots un pont avec des marches en formes de notes de musique qui s’élèvent jusqu’au ciel.

Je crois qu’on peut étendre cette citation à l’Art en général. L’émotion que suscite l’œuvre d’Art nous transporte dans une dimension intemporelle qui nous fait quitter notre corps et nous relie à l’Artiste mais aussi à tous les hommes et femmes qui ont vécu, vivent ou vivront la même expérience que nous. Nous quittons alors le domaine du sensoriel pour entrer dans celui du spirituel. Je n’évoque pas ici particulièrement la religion mais plus globalement une réflexion qui dépasse le simple cadre de « l’ici et maintenant » pour questionner le sens de notre existence.

Or justement ici et maintenant que nous dit l’Art sous toutes ses formes de l’évolution de notre position par rapport à ces deux mondes qu’il réunit.

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16août 2011

Eloge du Farniente


hamac.jpgQuatorze heures dans le Sud : la chaleur aoutienne, le chant des oiseaux et des cigales, la torpeur envahissante de l’après-déjeuner : tous les ingrédients sont là pour l’activité phare des vacances estivales : le farniente. Littéralement « ne rien faire » en langue italienne.

Injuste dénomination, pensais-je hier, nonchalamment allongée sur un matelas pneumatique bercée par le clapotis de la piscine. Peut-on dire que l’on ne fait rien quand on laisse vagabonder son esprit au gré de sa fantaisie, que l’on  apprécie simplement la caresse du soleil ou la fraicheur de l’ombre, oubliant tracas quotidiens, dilemmes cornéliens et questions métaphysiques pour se consacrer au plaisir d’exister ?

Juste rétribution de ses noires périodes où ils nous envahissent et nous font douter de la douceur de notre condition humaine. Mais n’est-ce pas le « rien » qui est trop dévalorisé dans nos sociétés où le tangible et mesurable prennent le pas sur la légèreté et la créativité ?

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