Je ne crois pas au hasard et je sais que nos cabinets de coach et de psy sont des révélateurs de l’état de la société, des familles, de l’entreprise. Il souffle sur l’année 2018 un vent de libération et de désir d’accomplissement chez les femmes. Est-ce l’affaire Weinstein qui a ouvert la boite de pandore ou bien au contraire, ou bien n’est-elle qu’un symptôme d’une prise de conscience plus globale ? d’un inconscient collectif féminin qui se réveille ? 

« Rien n'est plus fort qu'une idée dont l'heure est venue. » disait Victor Hugo. Effectivement le temps est venu d’une société qui laisse plus de place à la femme et certainement même au-delà de cela à la diversité, le temps est venu aussi pour les femmes de prendre les mesures qui vont permettre à ce changement d’advenir. Car il va falloir se mobiliser. Et cette nécessité tient en un chiffre que j’ai lu avec effroi la semaine dernière dans article de L’Express dont voici un extrait : « En 2017, les femmes sont toujours peu représentées dans les médias qu'ils soient écrits, télévisuels ou radiophoniques si l'on en croit la 5e édition de l'observatoire de la parité dans la presse française publié en ce début d'année par Pressedd. "Avec 16,9% de femmes dans les 1 000 personnalités dont la presse a le plus parlé en 2017, le classement enregistre une infime progression par rapport à 2016 (16,8%) mais ne réussit pas encore à égaler les niveaux de 2013 (19,2%) et 2014 (17,3%) ». Rajoutons que le score n’est pas plus mauvais parce que Marine Le Pen était en campagne électorale pour la touche finale … 

Alors oui, les médias ne font pas beaucoup d’efforts pour la parité (je le constate tous les jours en particulier dans la presse économique où malgré l’écrasante majorité des femmes dans certaines professions ce sont les hommes qui prennent la parole) néanmoins c’est aussi à nous les femmes d’oser se positionner comme experte et prendre la parole (le mot « prendre » a tout son sens alors). Cette prise de conscience de l’indispensable mise en mouvement est là : je la constate dans mes accompagnements et, bien sûr, je l’encourage chez les femmes mais aussi chez leurs conjoints qui peuvent être des soutiens et reconnaissons que beaucoup le désirent. Une dernière chose et ce n’est certainement pas la moindre. 

Contribuer à cet élan, ce n’est pas démontrer un esprit féministe revanchard ou satisfaire un égo de classe. Le fait est que la mixité est un atout dont nous ne pouvons pas nous passer dans la période actuelle, presque une urgence. Le monde et surtout les défis qu’il nous pose sont de plus en plus complexes : la question de l’équilibre est au centre de l’avenir de l’humanité : équilibres écologiques, économiques et sociaux. Comment y parvenir en nous privant de la moitié de l’humanité ? en ne nous appuyant pas aussi sur les qualités féminines ? En n’étant pas dans la parité ? Chez Altafemina, une association du Sud de la France qui défend la mixité, nous avons demandé à chaque adhérente de s’engager à prendre la parole en 2018 devant un public, qu’il soit professionnel ou associatif et bien entendu aussi dans leur famille. Parce que dénoncer est largement insuffisant, seule l’action (« le faire » comme dit notre présidente Danièle Prieur) peut faire changer le monde. Petit pas par petit pas …. Ou avec nos bottes de 7 lieux ! A chacun sa manière de faire. 

Vous pourrez toute compter sur la solidarité de nos réseaux féminins et mixtes parce que nous sommes tous concernés et responsables de notre avenir. Alors en 2018, je nous souhaite ni plus ni moins que 50% de visibilité des femmes dans les médias. Au travail !