Pourquoi nous est-il si difficile de trouver la (ou les) voie(s) du milieu? Cette option qui nous permettrait d’éviter les excès et d’aller vers un véritable changement.

Mais qu’appelle-t-on la voie du milieu ?

La voie du milieu est un concept bouddhiste qui est illustré par le récit de la vie de Shakyamuni que je vous livre tel que je l’ai trouvé sur le portail Soka : « Né prince, Shakyamuni a été élevé dans la joie et le confort matériel. Mais, ne pouvant se satisfaire de la poursuite de plaisirs éphémères, il quitte sa famille à la recherche d’une vérité plus profonde et plus durable. Il entre dans une période de pratique ascétique extrême, se privant de sommeil et de nourriture, ce qui l’amène au bord de l’effondrement physique. Ressentant la futilité de cette voie, il commence à méditer, profondément déterminé à comprendre la vérité de l’existence humaine, qui lui a échappé autant dans sa période d’ascétisme que dans sa période d’opulence. C’est à ce moment-là que Shakyamuni s’éveille à la véritable nature de la vie, à son éternité, à sa source profonde de vitalité et de sagesse infinies. « 

C’est donc la voie de l’équilibre et de la sagesse mais surtout celle qui nous permet de percevoir la réalité telle qu’elle est. Pour cela le prince doit éviter les extrêmes de l’ascétisme et de l’opulence.

Quant à nous, c’est de nos émotions « extrêmes » dont nous devons nous méfier : de la peur qui nous immobilise, de la colère qui nous agite sans nous permettre d’agir. Comment y parvenir alors que notre environnement nous sur-sollicite en permanence et qu’on nous enjoint le plus souvent à choisir notre camp entre principe de réalité ou idéalisme, action ou réflexion, … entre une extrême et l’autre ?

Réussir à faire silence autour de nous et en nous est un exercice bien difficile et chacun de nous doit empoigner pour cela ses démons personnels : la peur de manquer ou celle de perdre le contrôle, la colère de l’exclusion et bien d’autres … Il ne s’agit pas pourtant d’éloigner complètement les émotions et d’entrer dans une froideur qui permettrait seule la « bonne » décision. Car nos émotions nous enseignent et nous renseignent sur les dangers et les opportunités. La peur nous met en garde, la colère nous donne de l’énergie. Encore faut-il ne pas rester collé(e) à ces émotions et savoir passer à la réflexion et à l’action …

Et si vous tenez absolument à vos défenses : pourquoi ne pas se résigner à faire la révolution de vos modes de pensées ?