Supermarket aisle with empty red shopping cartCe week-end a marqué pour moi, le début de la grande saison du désherbage manuel : pour qui refuse d’utiliser des désherbants chimiques, c’est une occupation régulière d’avril à juin, le temps que le soleil grille nos jardins sudistes. C’est une tâche ingrate et délicieuse (presque un oxymore) : ingrate car jamais terminée mais aussi délicieuse parce qu’elle me remet en contact avec la nature et ses cycles. Personnellement, j’éprouve beaucoup de satisfaction à l’idée d’arranger un morceau de nature, sans pour autant la polluer, de voir ce carré de jardin à laquelle je décide de m’attaquer en début de journée, plus harmonieux et ordonné en fin de journée. Cela se psychanalyse certainement mais je vis plutôt sereinement mon gout d’un certain ordre et de la beauté. J’aime aussi cette activité parce qu’elle vide autant la tête qu’elle permet à des réflexions de germer et de s’étendre dans l’espace mental ainsi offert.

Cette fois, je me suis mise à penser à ces clients qui arrivent dans mon cabinet en me disant « je ne vais pas bien, pourtant j’ai tout pour être heureux(se) ». Soudain, cette phrase courante et anodine m’est apparue sous un autre jour : plus incongrue qu’à l’accoutumée.