temps.jpgPrendre son temps pour en gagner : tel est le titre accrocheur que j’ai aperçu dans une revue quelconque cette semaine. Une phrase que j’ai dû moi-même employer à maintes reprises mais qui soudain m’est apparue absurde.

Le temps est-il une monnaie pour qu’on le conjugue ainsi au mot perdre et gagner ? ou bien un objet dont on pourrait disposer en partie (le prendre), mais sur lequel notre pouvoir est incertain puisqu’il est possible de le perdre aussi bien que le gagner.

Pourquoi, alors que nous n’avons jamais vécu aussi longtemps en moyenne, sommes-nous si obnubilés par la question du temps ? Sans doute parce qu’il demeure insaisissable et incontrôlable, qu’il échappe à notre volonté de contrôle et de puissance.